Archives mensuelles : décembre 2014

Dossier de presse – « Job’In Reprise » : Ouverture du repreneuriat aux demandeurs d’emploi

Chaque année, de nouvelles entreprises voient le jour et contribuent au développement économique de notre pays. À côté de ces jeunes entreprises qui se créent, d’autres, implantées depuis de nombreuses années, sont vouées à disparaître pour cause de cession d’activité (retraite) du patron et ne trouvent pas de repreneurs.

Face à ce constat et grâce à la modification du décret SAACE de février 2014, qui ouvre désormais la voie de la reprise aux Structures d’Accompagnement à l’AutoCréation d’Emploi, Job’In a développé un nouveau dispositif : Job’In Reprise.

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Force est de constater qu’aujourd’hui, Job’In dispose d’un important vivier d’entrepreneurs potentiels qui sont demandeurs d’emploi ou fragilisés. Parmi ces derniers, certains se positionnent comme « candidats-repreneurs » d’une entreprise cependant, peu d’entre eux disposent des fonds propres nécessaires pour reprendre une entreprise.

Afin d’accompagner ces porteurs de projets, Job’In met en place un tout nouveau dispositif non seulement innovant, mais également sécurisant et permettant d’activer un levier économique intéressant. En effet, grâce au maintien de ses allocations sociales durant la période de test et du fruit de son travail durant la couveuse, le repreneur pourra disposer du minimum de fonds propres qui lui permettront de lever l’emprunt nécessaire au payement de la reprise au cédant.

« Si reprendre une entreprise peut paraître une démarche plus facile sur certains aspects a priori », souligne Eliane Tillieux, Ministre de l’Emploi et de la Formation, « la démarche se complexifie rapidement quand il est question de la transmission des valeurs, des savoirs, des savoir-faire. Forte de son expérience depuis 1996 et de son approche humaine et personnalisante dès le départ, Job’In était la structure tout indiquée pour lancer ce nouveau service d’accompagnement, sous le nom de « Job’In Reprise ». »

Un accompagnement sur mesure au repreneuriat

En créant Job’In Reprise, Job’In offre de nouvelles opportunités aux demandeurs d’emploi qui souhaitent entreprendre, en les accompagnant au repreneuriat d’une entreprise.

Reprendre une entreprise plutôt que d’en créer présente plusieurs avantages en termes d’efforts notamment pour mobiliser une clientèle. En contrepartie, le fait de succéder au créateur de l’activité peut s’avérer délicat si la transition n’est pas soigneusement préparée.

Le focus de Job’In repose sur l’encadrement du repreneur potentiel. De son côté le cédant peut se tourner vers les spécialistes indépendants agréés Sowacess pour être accompagné.

« Lorsqu’on souhaite se lancer dans la reprise d’une entreprise », souligne Eric Cherville, candidat repreneur accompagné par Job’In Reprise, « on essaye d’avoir toutes les infos nécessaires à l’étude de la reprise de l’entreprise, mais parfois il y a un manque de transparence de la part du cédant et c’est souvent délicat. Je souhaitais me faire accompagner dans la reprise d’une entreprisse. Je pense qu’on ne s’en sort pas tout seul en tant qu’entrepreneur. Il est important de se faire conseiller, accompagner et être encadré par toute une série de personnes compétentes dans des matières juridiques, fiscales, financières… »

« Je souhaite reprendre l’activité de mon père et c’est pour moi rassurant de me faire accompagner. De plus, Job’In propose un accompagnement de qualité réalisé par des gens qui ont énormément d’expérience dans le monde de l’entrepreunariat », nous a confié Sophie Mahieu, candidate repreneuse accompagnée par Job’In Reprise.

L’objectif de Job’In Reprise repose donc sur la pérennisation de l’activité au travers de trois valeurs fortes qui sont depuis toujours la finalité de Job’In : l’être humain, la durabilité et un ancrage économique solide.

« Comme mentionné dans la vision de Job’In, notre objectif est d’aller puiser dans le vécu des porteurs de projets et à présent dans celui des entreprises qu’ils reprennent l’essence même de la future activité de façon à développer des entreprises à la fois inspirées, qui ont une âme, mais qui sont également solidement ancrées dans la réalité » souligne Carine Frérard, directrice de l’asbl. « Si les aspects économiques représentent cet ancrage, l’alchimie de la rencontre entre le repreneur et le cédant en sont l’âme afin que cette merveilleuse aventure s’inscrive dans la durée pour le bien de tous et de la collectivité… »

Concrètement, le dispositif comporte différents aspects :

  • Le diagnostic du repreneur potentiel : profilage du repreneur (motivation, forces, valeurs, freins…), analyse du marché…
  • L’analyse d’opportunités de reprise

S’il ne connaît pas l’entreprise à reprendre, le candidat repreneur sera alors invité à effectuer un stage court afin qu’il puisse observer l’entreprise de l’intérieur et que le cédant puisse lui faire part de ses expériences, de sa philosophie de travail, de ses valeurs… au repreneur.

À l’issue de ce stage (si ce dernier s’est bien passé), les choses concrètes pourront commencer :

  • Élaboration du business plan
  • Analyse des souhaits du cédant et mise au point du plan de désengagement progressif
  • Fixation du prix de la vente et des termes de la convention de rachat.

Une fois ces étapes achevées, le repreneur pourra envisager son entrée en test au sein de la « couveuse d’entreprise » de Job’In pendant une période allant de 6 à 12 mois.

Pour passer ce cap, son business plan sera présenté pour approbation en comité de validation Job’In où siège un représentant de la Sowaccess.

La période de test correspondra à la période de désengagement progressif du cédant.

Parallèlement, la recherche de financement sera effectuée sur base des fonds propres issus du bénéfice dégagé par l’activité du repreneur durant la période de test. La reprise ne sera donc effective qu’au terme de cette période.

La Ministre de l’Emploi et de la Formation, Eliane Tillieux salue « l’élargissement du périmètre des SAACE, qui peut apporter une réponse efficace à une demande du terrain économique et social, et contribuer à l’emploi via la reprise d’activités. Dans le métier classique des SAACEs, on « apprend à entreprendre » avec ce nouveau dispositif, on « apprend à reprendre. »

À propos de Job’In

Job’In est une initiative privée wallonne, lancée fin 1996 en vue de proposer une alternative novatrice en matière de lutte contre le chômage: l’autocréation d’emploi.

Projet pilote à sa création, Job’In a bénéficié du soutien de la Wallonie et du Fonds social européen pour se développer.

Parallèlement à l’action de Job’In d’autres projets privés en faveur de l’autocréation d’emploi ont vu le jour, ont été soutenus par les pouvoirs publics et ont obtenu des résultats encourageants au point de déboucher sur le décret SAACE en 2009. Cette reconnaissance officielle a permis de pérenniser et développer l’action de Job’In et de ses collègues des autres Structures d’Accompagnement à l’AutoCréation d’Emploi.

Les services proposés par Job’In:

  • l’accueil et les conseils aux porteurs de projet,
  • l’accompagnement dans la préparation et le lancement de l’activité,
  • un hébergement éventuel dans la couveuse d’entreprises,
  • un accès facilité au financement public et privé et à de l’expertise ou de la formation,
  • une mise en réseau et un suivi post-création.

Un département très spécialisé, la pépinière d’entreprises design, a été ouvert en 2008 à destination des designers et créateurs de mode et avec le soutien des fonds Feder et de la SPI+.

Lancée à Liège, Job’In compte une équipe de 20 collaborateurs et est présente dans 5 autres villes et communes wallonnes : Namur, Nivelles, Oupeye, Sambreville et Verviers.

Job’In en quelques chiffres :

  • En 18 ans, Job’In a contribué à la création de 1 653 activités (Job’In Design inclus).
  • En 2013, Job’In a réalisé :
    • 1806 accueils ;
    • 873 premiers rendez-vous avec un(e) conseiller(ère) ;
    • 368 suivis pré-création ;
    • 142 suivis post-création ;
    • 131 créations d’activités ;
    • 28 retours à l’emploi ;
    • La parité hommes/femmes : 44% de femmes et 56% d’hommes ;
    • Le taux de pérennisation à 3 ans atteint 76% et à 5 ans, les 68 % ;
    • Le taux d’acceptation des demandes de financement s’élève plus de 75% ;
    • Le taux de créations : le nombre de créations sur nombre d’accompagnements clôturés  est de 66% ;
    • Le taux d’insertion : le nombre de retour à l’emploi sur nombre d’accompagnements clôturés est de 80% ;
    • 37% des porteurs accompagnés étaient en situation de réinsertion (diplômes inférieurs au CESS et/ou durée de chômage de plus de 24 mois).

Pour de plus amples informations : www.jobin.be

Contact presse

Florence Delvaux – 0496/94 45 40 – florence@florganize.be